Les écrits de Benoit XVI

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Ce Congrès, ainsi que l’année pastorale dont il fournira les lignes directrices, constituent une nouvelle étape du parcours que l’Église de Rome a commencé, sur la base du Synode diocésain, avec la Mission dans la Ville voulue par notre bien-aimé Pape Jean-Paul II, en préparation au grand Jubilé de l’An 2000. Dans cette mission, toutes les réalités de notre diocèse, – paroisses, communautés religieuses, associations et mouvements – se sont mobilisées, non seulement pour une mission auprès du peuple de Rome, mais pour être elles-mêmes un « peuple de Dieu en mission », en mettant en pratique l’heureuse expression de Jean-Paul II, « paroisse, cherche-toi, et trouve-toi hors de toi-même »: c’està-dire dans les lieux où vivent les personnes. Ainsi, au cours de cette mission dans la Ville, plusieurs milliers de chrétiens de Rome, en grande partie des laïcs, sont devenus missionnaires et ont apporté la parole de la foi d’abord dans les familles des divers quartiers de la ville, puis dans les divers lieux de travail, dans les hôpitaux, dans les écoles et dans les Universités, dans les milieux de la culture et du temps libre. Lien vers le document

Ce dont le monde a besoin, c’est de l’amour de Dieu, c’est de rencontrer le Christ et de croire en lui. C’est pourquoi l’Eucharistie n’est pas seulement source et sommet de la vie de l’Église; elle est aussi source et sommet de sa mission: « Une Église authentiquement eucharistique est une Église missionnaire ». (234) Nous aussi, nous devons pouvoir dire à nos frères avec conviction: « Ce que nous avons contemplé, ce que nous avons entendu, nous vous l’annonçons à vous aussi, pour que, vous aussi, vous soyez en communion avec nous » (1 Jn 1, 3). En réalité, il n’y a rien de plus beau que de rencontrer le Christ et de le communiquer à tous. L’institution même de l’Eucharistie, du reste, anticipe ce qui constitue le cœur de la mission de Jésus: Il est l’Envoyé du Père pour la rédemption du monde (cf. Jn 3, 16- 17; Rm 8, 32). Au cours de la dernière Cène, Jésus confie à ses disciples le Sacrement qui actualise le sacrifice qu’il a fait de lui-même par obéissance au Père pour notre salut à tous. Nous ne pouvons nous approcher de la Table eucharistique sans nous laisser entraîner dans le mouvement de la mission qui, prenant naissance dans le Cœur même de Dieu, veut rejoindre tous les hommes. La tension missionnaire est donc constitutive de la forme eucharistique de l’existence chrétienne. Lien vers le document

22 fév. 2007 Ibidem

Jésus Christ, unique Sauveur
86. Souligner le rapport intrinsèque entre Eucharistie et mission nous fait aussi redécouvrir le contenu ultime de notre annonce. Plus l’amour pour l’Eucharistie sera vivant dans le cœur du peuple chrétien, plus le devoir de la mission sera clair pour lui: porter le Christ. Ce n’est ni une idée ni un commandement moral inspiré par Lui, mais c’est le don de sa propre Personne. Celui qui ne communique pas la vérité de l’Amour à son frère n’a pas encore donné assez. En tant que sacrement de notre salut, l’Eucharistie nous renvoie ainsi inévitablement au caractère unique du Christ et du salut qu’il a accompli au prix de son sang. Par conséquent, du Mystère eucharistique, auquel on croit et que l’on célèbre, naît l’exigence d’éduquer constamment tout le monde au travail missionnaire dont le centre est l’annonce de Jésus, unique Sauveur. (238) Cela évitera de réduire à un aspect purement sociologique l’œuvre déterminante de promotion humaine, qui est toujours impliquée dans tout processus authentique d’évangélisation. Lien vers le document.

3. Disciples et missionnaires
Cette Conférence générale a pour thème: « Disciples et missionnaires de Jésus Christ, afin que nos peuples aient la vie en Lui ».
L’Église a le grand devoir de protéger et de nourrir la foi du Peuple de Dieu, et de rappeler également aux fidèles de ce continent que, en vertu de leur Baptême, ils sont appelés à être des disciples et des missionnaires de Jésus Christ. Cela implique de Le suivre, de vivre en intimité avec Lui, d’imiter son exemple et de témoigner. Chaque baptisé reçoit du Christ, comme les Apôtres, le mandat de la mission: « Allez dans le monde entier, proclamez l’Évangile à toute la Création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé » (Mc 16, 15). Etre disciples et missionnaires de Jésus Christ et chercher la vie « en Lui » suppose que l’on soit profondément enraciné en Lui.  Lien vers le document.

13 mai 2007 Ibidem

…il faut éduquer le peuple à la lecture et à la méditation de la Parole de Dieu: que celle-ci devienne sa nourriture afin qu’à travers leur propre expérience, les fidèles voient que les paroles de Jésus sont esprit et vie (cf. Jn 6, 63). Autrement, comment annonceraient-ils un message dont ils ne connaissent pas en profondeur le contenu et l’esprit? Nous devons fonder notre engagement missionnaire et toute notre vie sur le roc de la Parole de Dieu. Dans ce but, j’encourage les Pasteurs à s’efforcer de la faire connaître. Un instrument important pour introduire le Peuple de Dieu dans le mystère du Christ est la catéchèse. A travers celle-ci le message du Christ est transmis sous une forme simple et substantielle. Il faudra donc intensifier la catéchèse et la formation dans la foi, tant des enfants que des jeunes et des adultes. La réflexion mûre sur la foi est lumière pour le chemin de la vie et force pour être des témoins du Christ. A cette fin, on dispose d’instruments très précieux, tels que le Catéchisme de l’Église catholique et sa version abrégée, le Compendium du Catéchisme de l’Église catholique.  Lien vers le document.

13 mai 2007 Ibidem

Le disciple, ainsi fondé sur le roc de la Parole de Dieu, se sent poussé à apporter la Bonne Nouvelle du salut à ses frères. La condition de disciple et la mission sont les deux faces de la même médaille: lorsque le disciple est amoureux du Christ, il ne peut pas arrêter d’annoncer au monde que Lui seul nous sauve (cf. He 4, 12). En effet, le disciple sait que, sans le Christ, il n’y a pas de lumière, il n’y a pas d’espérance, il n’y a pas d’amour, il n’y a pas d’avenir.  Lien vers le document.

13 mai 2007 Ibidem

Les laïcs
En cette période où l’Église de ce continent se consacre pleinement à la vocation missionnaire, je rappelle aux laïcs qu’ils sont eux aussi l’Église, l’assemblée convoquée par le Christ pour apporter son témoignage au monde entier. Tous les hommes et les femmes baptisés doivent prendre conscience qu’ils ont été configurés au Christ Prêtre, Prophète et Pasteur, à travers le sacerdoce commun du Peuple de Dieu. Ils doivent se sentir coresponsables dans la construction de la société selon les critères de l’Évangile, avec enthousiasme et audace, en communion avec leurs Pasteurs.
Vous êtes nombreux, vous fidèles, à appartenir à des mouvements ecclésiaux, dans lesquels nous pouvons voir des signes de la présence multiforme et de l’action sanctificatrice de l’Esprit Saint dans l’Église et dans la société actuelle. Vous êtes appelés à apporter au monde le témoignage de Jésus Christ et à être le ferment de l’amour de Dieu parmi les autres.  Lien vers le document.

Notre Congrès parle beaucoup, à juste titre, d’éducation non seulement à la foi, et à l’imitation du Christ, mais également au témoignage de Jésus Seigneur. Le témoignage actif à rendre au Christ ne concerne donc pas seulement les prêtres, les religieux et les laïcs, qui ont dans nos communautés des devoirs de formateurs, mais les enfants et les jeunes euxmêmes et tous ceux qui sont éduqués à la foi. La conscience d’être appelés à devenir témoins du Christ n’est donc pas quelque chose qui s’ajoute ensuite, une conséquence en quelque sorte extérieure à la formation chrétienne, comme on l’a malheureusement souvent pensé, et comme l’on continue de penser aujourd’hui, mais il s’agit au contraire d’une dimension intrinsèque et essentielle de l’éducation à la foi et à la sequela Christi, tout comme l’Église est missionnaire de par sa nature (cf. Ad gentes, n. 2). Dès le début de la formation des enfants, pour arriver, progressivement, à la formation permanente des chrétiens adultes, il faut donc que s’enracinent dans l’âme des croyants la volonté et la conviction de participer à la vocation missionnaire de l’Église, dans toutes les situations et circonstances de leur vie: nous ne pouvons pas, en effet, garder pour nous la joie de la foi, nous devons la diffuser et la transmettre, et la renforcer ainsi dans notre cœur. Si la foi devient réellement joie d’avoir trouvé la vérité et l’amour, il est inévitable d’éprouver le désir de la transmettre, de la communiquer aux autres. C’est par là que passe, dans une large mesure, la nouvelle évangélisation à laquelle notre bien-aimé Pape Jean-Paul II nous a appelés. Une expérience concrète, qui pourra faire croître chez les jeunes des paroisses et des diverses assemblées ecclésiales la volonté de témoigner de leur foi, est la « Mission des jeunes », que vous projetez, après le succès de la grande « Mission dans la ville ».   Lien vers le document.

20 juill. 2007          XXIIIe JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE MESSAGE DU PAPE BENOÎT XVI AUX JEUNES DU MONDE À L’OCCASION DE LA XXIIIe JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE, 2008

«Vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins» (Ac 1, 8)

4. L’Esprit Saint, âme de l’Église et principe de communion
Mais pour comprendre la mission de l’Église, nous devons revenir au Cénacle où les disciples restèrent ensemble (cf. Lc 24, 49), priant avec Marie, la “Mère”, dans l’attente de l’Esprit promis. C’est de cette icône de l’Église naissante que toute communauté chrétienne doit en permanence s’inspirer. La fécondité apostolique et missionnaire n’est pas d’abord le résultat de méthodes et de programmes pastoraux savamment élaborés et “efficaces”, mais le fruit de l’incessante prière communautaire (cf. Paul VI, Exhort. apost. Evangelii nuntiandi, n. 75). En outre, l’efficacité de la mission présuppose que les communautés soient unies, à savoir qu’elles aient «un seul cœur et une seule âme» (Ac 4, 32), et qu’elles soient disposées à témoigner de l’amour et de la joie que l’Esprit Saint répand dans le cœur des fidèles (cf. Ac 2, 42). Le Serviteur de Dieu Jean-Paul II écrivait qu’avant même d’être une action, la mission de l’Église est un témoignage et un rayonnement (cf. Encycl. Redemptoris missio, n. 26). C’est ce qui se passait au début du christianisme, quand les païens, écrit Tertullien, se convertissaient en voyant l’amour qui régnait entre les chrétiens: «Voyez – disent-ils – comme ils s’aiment» (cf. Apologétique, n. 39 § 7). Lien vers le document.

20 juill. 2007  Ibidem

…n’oublions jamais que l’Évangile de Jésus, en raison même de l’Esprit, ne se réduit pas à une simple constatation, mais qu’il veut devenir «bonne nouvelle pour les pauvres, libération pour les prisonniers, retour à la vue pour les aveugles…». C’est ce qui s’est produit avec vigueur le jour de la Pentecôte, devenant pour l’Église une grâce et un devoir envers le monde, sa mission prioritaire.
Nous sommes les fruits de cette mission de l’Église par l’action de l’Esprit Saint. Nous portons en nous le sceau de l’amour du Père en Jésus Christ qu’est l’Esprit Saint. Ne l’oublions jamais, parce que l’Esprit du Seigneur se souvient toujours de chacun et qu’il veut, en particulier à travers vous les jeunes, susciter dans le monde le vent et le feu d’une nouvelle Pentecôte.  Lien vers le document.

20 juill. 2007  Ibidem

7 La nécessité et l’urgence de la mission
À quelles conditions l’Esprit vivifiant de la première création et surtout de la seconde création, ou rédemption, peut-il devenir l’âme nouvelle de l’humanité? N’oublions pas que plus le don de Dieu est grand – et celui de l’Esprit de Jésus est éminent – plus est grand le besoin du monde de le recevoir et donc grande et passionnante la mission de l’Église d’en donner un témoignage crédible. Et vous les jeunes, par la Journée mondiale de la Jeunesse, d’une certaine façon vous attestez votre volonté de participer à cette mission.  Lien vers le document.

20 juill. 2007  Ibidem

Que chacun de vous ait le courage de promettre à l’Esprit Saint d’amener un jeune à Jésus Christ, selon le moyen qui lui semble le meilleur, en sachant «rendre compte de l’espérance qui est en lui, avec douceur» (cf. 1 P 3, 15).
Mais pour atteindre ce but, chers amis, soyez saints, soyez missionnaires, parce qu’on ne peut jamais séparer la sainteté de la mission (cf. Redemptoris missio, n. 90). N’ayez pas peur de devenir des saints missionnaires comme saint François-Xavier, qui a parcouru l’Extrême Orient en annonçant la Bonne Nouvelle jusqu’à l’extrémité des ses forces, ou comme sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, qui fut missionnaire sans avoir quitté son Carmel: l’un comme l’autre sont «Patrons des Missions». Soyez prêts à mettre en jeu votre vie pour illuminer le monde avec la vérité du Christ; pour répondre avec amour à la haine et au mépris de la vie; pour proclamer l’espérance du Christ ressuscité en tout point de la terre.  Lien vers le document.

«Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson» (Mt 9, 38), et il envoya les Douze d’abord «aux brebis perdues de la maison d’Israël», avec des instructions précises. Si nous nous arrêtons pour méditer cette page de l’Évangile de Matthieu, que l’on appelle habituellement «le discours missionnaire», nous relevons tous les aspects qui caractérisent l’activité missionnaire d’une communauté chrétienne qui veut rester fidèle à l’exemple et à l’enseignement de Jésus. Correspondre à l’appel du Seigneur nécessite d’affronter, avec prudence et simplicité, tout danger et même les persécutions, puisque «le disciple n’est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur» (Mt 10, 24). Devenus un avec le Maître, les disciples ne sont plus seuls à annoncer le Royaume des cieux, mais c’est Jésus lui-même qui agit en eux : «Qui vous accueille m’accueille, et qui m’accueille accueille Celui qui m’a envoyé» (Mt 10, 40). Et en outre, comme véritables témoins, «revêtus d’une force venue d’en-haut» (Lc 24, 49), ils prêchent «la conversion et le pardon des péchés» (Lc 24, 47) à toutes les nations.
3. C’est précisément parce qu’ils sont envoyés par le Seigneur que les Douze prennent le nom d' »apôtres », destinés à parcourir les routes du monde en annonçant l’Évangile comme témoins de la mort et de la résurrection du Christ. Saint Paul écrit aux chrétiens de Corinthe : «Nous – c’est-à-dire les Apôtres – nous proclamons un Messie crucifié» (1 Co 1, 23). Dans ce processus d’évangélisation, le livre des Actes des Apôtres attribue aussi un rôle très important à d’autres disciples, dont la vocation missionnaire provient de circonstances providentielles, parfois douloureuses, comme l’expulsion de leur terre en tant qu’adeptes de Jésus (cf. 8, 1-4). L’Esprit Saint permet de transformer cette épreuve en occasion de grâce et d’en tirer profit pour que le nom du Seigneur soit annoncé à d’autres peuples et qu’ainsi s’élargisse le cercle de la Communauté chrétienne. Il s’agit d’hommes et de femmes qui, comme l’écrit Luc dans le livre des Actes, «ont consacré leur vie à la cause de notre Seigneur Jésus Christ» (15, 26). Le premier de tous, appelé par le Seigneur lui-même à être un véritable Apôtre, est certainement Paul de Tarse. L’histoire de Paul, le plus grand missionnaire de tous les temps, fait émerger, sous de multiples points de vue, le lien entre vocation et mission. Accusé par ses adversaires de ne pas être autorisé à l’apostolat, il fait maintes fois appel à la vocation qu’il a reçue directement du Seigneur (cf. Rm 1, 1 ; Ga 1, 11-12.15-17).   Lien vers le document.

…la première lecture (cf. Ex 19, 2-6a) évoque l’alliance établie près du Mont Sinaï, au cours de l’exode hors d’Egypte; l’Évangile (cf. Mt 9, 36-10,8) est constitué par le récit de l’appel et de la mission des douze Apôtres. Nous y trouvons présentée la « constitution » de l’Église: comment ne pas percevoir l’invitation implicite adressée à chaque communauté à se renouveler dans sa propre vocation et dans son propre élan missionnaire? Dans la première lecture, l’auteur sacré raconte le pacte de Dieu avec Moïse et avec Israël au Sinaï.
C’est l’une des grandes étapes de l’histoire du salut, l’un de ces moments qui transcendent l’histoire elle-même, où la frontière entre l’Ancien et le Nouveau Testament disparaît et où se manifeste le dessein éternel du Dieu de l’Alliance: le dessein de sauver tous les hommes à travers la sanctification d’un peuple, auquel Dieu propose de devenir « mon bien propre parmi tous les peuples » (Ex 19, 5). Dans cette perspective, le peuple est appelé à devenir « une nation sainte », non seulement au sens moral, mais d’abord, et surtout, dans sa réalité ontologique, dans son être de peuple. La manière dont on doit comprendre l’identité de ce peuple s’est déjà progressivement manifestée au cours des événements salvifiques de l’Ancien Testament; elle s’est ensuite pleinement révélée avec la venue de Jésus Christ. L’Évangile d’aujourd’hui nous présente un moment décisif pour cette révélation. En effet, lorsque Jésus appela les Douze, il voulait se référer symboliquement aux tribus d’Israël, qui remontent aux douze fils de Jacob. C’est pourquoi, en plaçant les Douze au centre de sa nouvelle communauté, Il fait comprendre qu’il est venu mener à bien le dessein du Père céleste, même si ce n’est qu’à la Pentecôte qu’apparaîtra le nouveau visage de l’Église: lorsque les Douze « remplis d’Esprit Saint », proclameront l’Évangile en parlant toutes les langues (Ac 2, 3-4). C’est alors que se manifestera l’Église universelle, rassemblée en un unique Corps dont le Christ ressuscité est le Chef et qu’Il envoie, dans le même temps, à toutes les nations, jusqu’aux extrémités de la terre (cf. Mt 28, 20).  Lien vers le document.

15 juin 2008 Ibidem

C’est donc un projet que le Seigneur veut réaliser dans le respect de notre liberté, car l’amour par sa nature ne peut pas être imposé. L’Église est alors, dans le Christ, l’espace d’accueil et de médiation de l’amour de Dieu. Dans cette perspective, il apparaît clairement comment la sainteté et le caractère missionnaire de l’Église constituent deux revers de la même médaille: ce n’est qu’en tant que sainte, c’est-à-dire comblée de l’amour divin, que l’Église peut remplir sa mission, et c’est précisément en fonction de cette tâche que Dieu l’a choisie et sanctifiée comme sa propriété. Notre premier devoir est donc, justement pour assainir ce monde, celui d’être saints, conformes à Dieu; de cette manière une force sanctifiante et transformante vient de nous qui agit également sur les autres, sur l’histoire.
Chers frères et sœurs, votre Communauté ecclésiale est en ce moment en train de se mesurer sur le binôme « sainteté-mission » – la sainteté est toujours une force qui transforme les autres – au cours du Synode diocésain dans lequel elle est engagée. À cet égard, il est utile de réfléchir sur le fait que les douze apôtres n’étaient pas des hommes parfaits, choisis pour leur caractère moral et religieux irrépréhensible. Ils étaient croyants, oui, pleins d’enthousiasme et de zèle, mais marqués en même temps par leurs limites humaines, parfois même graves. Jésus ne les appela donc pas parce qu’ils étaient déjà saints, complets, parfaits, mais afin qu’ils le deviennent, afin qu’ils soient transformés pour transformer ainsi l’histoire aussi. Tout comme pour nous. Comme pour tous les chrétiens. Dans la deuxième lecture, nous avons entendu la synthèse de l’apôtre Paul: « Or la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs » (Rm 5, 8). L’Église est la communauté des pécheurs qui croient à l’amour de Dieu et se laissent transformer par Lui, et deviennent ainsi saints, sanctifient le monde.    Lien vers le document.

 La constatation des immenses difficultés qui s’opposent à votre mission pastorale, loin de susciter le découragement, doit servir à donner une impulsion à une œuvre d’évangélisation étendue et audacieuse, qui se fonde, plus que sur l’efficacité des moyens matériels ou des projets humains, sur le pouvoir de la Parole de Dieu (cf. He 4, 12), accueillie avec foi, vécue avec humilité et annoncée avec fidélité.
En tant que successeurs des apôtres, vous avez été appelés à une mission éminente: « Perpétuer l’œuvre du Christ, pasteur éternel » (Christus Dominus, n. 2). Le Christ est assurément le cœur de l’évangélisation (cf. Pastores gregis, n. 27), c’est pourquoi l’amour pour lui et pour les hommes nous pousse à apporter son message jusqu’aux lieux les plus reculés de votre nation bien-aimée, afin que tous puissent parvenir à une rencontre personnelle et profonde avec le Seigneur, qui est le début d’une authentique vie chrétienne (cf. Deus caritas est, n. 1).   Lien vers le document.

26 juin 2008 Ibidem

Un aspect important du ministère pastoral consiste à travailler sans relâche afin que les fidèles soient toujours plus conscients que, en vertu de leur baptême et de leur confirmation, ils sont appelés à vivre la plénitude de la charité en participant à la même mission salvifique que l’Église (cf. Lumen gentium, n. 33). À travers le témoignage de leur vie chrétienne, ils peuvent apporter dans tous les secteurs de la société la lumière du message du Christ, en attirant dans la communauté ecclésiale ceux dont la foi s’est affaiblie ou qui se trouvent loin de celle-ci. Les fidèles laïcs ont donc besoin d’intensifier leur relation avec Dieu et d’acquérir une solide formation, en particulier en ce qui concerne la doctrine sociale de l’Église. De cette manière, comme le levain dans la pâte, ils pourront accomplir leur mission de transformer la société selon la volonté de Dieu (cf. ibid. n. 31).   Lien vers le document.

le vrai problème est que Dieu disparaît de l’horizon des hommes et que tandis que s’éteint la lumière provenant de Dieu, l’humanité manque d’orientation, et les effets destructeurs s’en manifestent toujours plus en son sein. Conduire les hommes vers Dieu, vers le Dieu qui parle dans la Bible: c’est la priorité suprême et fondamentale de l’Église et du Successeur de Pierre aujourd’hui. D’où découle, comme conséquence logique, que nous devons avoir à cœur l’unité des croyants. En effet, leur discorde, leur opposition interne met en doute la crédibilité de ce qu’ils disent de Dieu. C’est pourquoi l’effort en vue du témoignage commun de foi des chrétiens – par l’œcuménisme – est inclus dans la priorité suprême. À cela s’ajoute la nécessité que tous ceux qui croient en Dieu recherchent ensemble la paix, tentent de se rapprocher les uns des autres, pour aller ensemble, même si leurs images de Dieu sont diverses, vers la source de la Lumière – c’est là le dialogue interreligieux. Qui annonce Dieu comme Amour « jusqu’au bout » doit donner le témoignage de l’amour : se consacrer avec amour à ceux qui souffrent, repousser la haine et l’inimitié – c’est la dimension sociale de la foi chrétienne, dont j’ai parlé dans l’encyclique Deus caritas est.
Si donc l’engagement ardu pour la foi, pour l’espérance et pour l’amour dans le monde constitue en ce moment (et, dans des formes diverses, toujours) la vraie priorité pour l’Église, alors les réconciliations petites et grandes en font aussi partie.    Lien vers le document.

Selon le Concile Œcuménique Vatican II, « l’Église est, dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire le signe et l’instrument de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain » (LG 1). Pour bien remplir sa mission, l’Église doit être une communauté de personnes réconciliées avec Dieu et entre elles. De cette manière, elle peut annoncer la Bonne Nouvelle de la réconciliation à la société actuelle, qui connaît malheureusement en de nombreux lieux des conflits, des violences, des guerres, et de la haine. Votre continent n’a pas été épargné, hélas, et il a été et est encore le triste théâtre de graves tragédies qui appellent à une vraie réconciliation entre les peuples, les ethnies et les hommes. Pour nous chrétiens, cette réconciliation s’enracine dans l’amour miséricordieux de Dieu le Père et elle se réalise à travers la personne du Christ-Jésus, qui, dans l’Esprit Saint, a offert à tous la grâce de la réconciliation. Les conséquences se manifesteront alors par la justice et la paix, indispensables pour construire un monde meilleur.  Lien vers le document.

L’Église n’a pas de solutions techniques à offrir [10] et ne prétend « aucunement s’immiscer dans la politique des États » [11]. Elle a toutefois une mission de vérité à remplir, en tout temps et en toutes circonstances, en faveur d’une société à la mesure de l’homme, de sa dignité et de sa vocation. Sans vérité, on aboutit à une vision empirique et sceptique de la vie, incapable de s’élever au-dessus de l’agir, car inattentive à saisir les valeurs – et parfois pas même le sens des choses – qui permettraient de la juger et de l’orienter. La fidélité à l’homme exige la fidélité à la vérité qui, seule, est la garantie de la liberté (cf. Jn 8, 32) et de la possibilité d’un développement humain intégral. C’est pour cela que l’Église la recherche, qu’elle l’annonce sans relâche et qu’elle la reconnaît partout où elle se manifeste. Cette mission de vérité est pour l’Église une mission impérative. Sa doctrine sociale est un aspect particulier de cette annonce: c’est un service rendu à la vérité qui libère. Ouverte à la vérité, quel que soit le savoir d’où elle provient, la doctrine sociale de l’Église est prête à l’accueillir. Elle rassemble dans l’unité les fragments où elle se trouve souvent disséminée et elle l’introduit dans le vécu toujours nouveau de la société des hommes et des peuples [12].  Lien vers le document.

29 juin 2009 Ibidem

L’exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, pour sa part, est très étroitement liée au développement, car « l’évangélisation – comme l’écrivait Paul VI – ne serait pas complète si elle ne tenait pas compte des rapports concrets et permanents qui existent entre l’Évangile et la vie personnelle et sociale de l’homme [30]. « Entre l’évangélisation et la promotion humaine – développement, libération – il y a en effet des liens profonds » [31] : conscient de cela, Paul VI établissait un rapport clair entre l’annonce du Christ et la promotion de la personne dans la société. Le témoignage de la charité du Christ à travers des œuvres de justice, de paix et de développement fait partie de l’évangélisation car, pour Jésus Christ, qui nous aime, l’homme tout entier est important. C’est sur ces enseignements importants que se fonde l’aspect missionnaire [32] de la doctrine sociale de l’Église en tant que composante essentielle de l’évangélisation [33]. La doctrine sociale de l’Église est annonce et témoignage de foi. C’est un instrument et un lieu indispensable de l’éducation de la foi.  Lien vers le document.

 La diversité des situations exige un discernement attentif; parler de «nouvelle évangélisation» ne signifie pas, en effet, devoir élaborer une unique formule identique pour toutes les circonstances. Et, toutefois, il n’est pas difficile de percevoir que ce dont ont besoin toutes les Églises qui vivent dans des territoires traditionnellement chrétiens est un élan missionnaire renouvelé, expression d’une nouvelle ouverture généreuse au don de la grâce. En effet, nous ne pouvons oublier que le premier devoir sera toujours celui de nous rendre dociles à l’oeuvre gratuite de l’Esprit du Ressuscité, qui accompagne tous ceux qui sont porteurs de l’Évangile et ouvre le coeur de ceux qui écoutent. Pour proclamer de façon féconde la Parole de l’Évangile, il faut avant tout faire une expérience profonde de Dieu.  Lien vers le document.

LA MISSION DE L’ÉGLISE : ANNONCER LA PAROLE DE DIEU

En effet, ce que l’Église annonce au monde est le Logos de l’Espérance (cf. 1 P 3, 15) ; l’homme a besoin de la ‘grande Espérance’ pour vivre son présent, la grande Espérance qui est « Dieu qui possède un visage humain et qui nous ‘aima jusqu’à la fin’ (Jn 13, 1) »[311]. Pour cette raison, l’Église est missionnaire dans son essence. Nous ne pouvons pas garder pour nous-mêmes les paroles de la vie éternelle, qui nous ont été données dans la rencontre avec Jésus Christ : elles sont destinées à tous, à tout homme. Toute personne de notre temps, qu’elle le sache ou non, a besoin de cette annonce. Puisse le Seigneur lui-même, comme au temps du prophète Amos, susciter dans les hommes une faim et une soif nouvelles des paroles du Seigneur (cf. Am 8, 11). La responsabilité nous incombe de transmettre à notre tour ce que nous avons reçu par grâce. De la Parole de Dieu, vient la mission de l’Église. Lien vers le document.

30 Sept 2010 Ibidem

La Parole et le Règne de Dieu 93. Par conséquent, la mission de l’Église ne peut être considérée comme une réalité facultative ou optionnelle de la vie ecclésiale. Il s’agit de laisser l’Esprit Saint nous configurer au Christ même, en participant ainsi à sa mission : « de même que le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie » (Jn 20, 21), de manière à communiquer la Parole par toute notre vie. La Parole elle-même, nous envoie vers nos frères : c’est la Parole qui illumine, purifie et convertit ; nous ne sommes que des serviteurs. Il est nécessaire donc, de redécouvrir toujours davantage l’urgence et la beauté d’annoncer la Parole, en vue de l’avènement du Règne de Dieu annoncé par le Christ lui-même. En ce sens, renouvelons la conscience, combien familière chez les Pères de l’Église, que l’annonce de la Parole a comme contenu le Règne de Dieu (cf. Mc 1, 14-15), qui est la personne même de Jésus (l’Autobasileia) comme le rappelle bien Origène[313]. Le Seigneur offre le salut à tous les hommes de toute époque. Nous comprenons tous combien il est nécessaire que la lumière du Christ illumine tous les domaines de l’humanité : la famille, l’école, la culture, le travail, le temps libre et les autres secteurs de la vie sociale[314]. Il ne s’agit pas d’annoncer une parole de consolation, mais une parole de rupture qui invite à la conversion, qui rend possible la rencontre avec Dieu, germe d’une humanité nouvelle. Lien vers le document.

30 Sept 2010 Ibidem

La nécessité de la « missio ad gentes »

95. En exhortant tous les fidèles à l’annonce de la Parole divine, les Pères synodaux ont réaffirmé la nécessité pour notre temps d’un engagement décidé dans la mission ad gentes. En aucune façon, l’Église ne peut se limiter à une pastorale de l’« entretien » en faveur de ceux qui connaissent déjà l’Évangile du Christ. L’élan missionnaire est un signe clair de la maturité d’une communauté ecclésiale. Les Pères ont, en outre, exprimé avec force la conscience que la Parole de Dieu est la vérité salvatrice dont chaque homme a besoin en tout temps. À cette fin, l’annonce doit être explicite. L’Église doit aller vers tous avec la force de l’Esprit (cf. 1 Co 2, 5), et continuer de manière prophétique à défendre le droit à la liberté des personnes d’entendre la Parole de Dieu, en cherchant les moyens les plus efficaces pour la proclamer, même au risque de la persécution[319]. L’Église se sent débitrice envers tous de l’annonce de la Parole qui sauve (cf. Rm 1, 14)Lien vers le document.

30 Sept 2010 Ibidem

Annonce et nouvelle évangélisation

96. Le Pape Jean-Paul II, dans le sillage de ce que le Pape Paul VI avait déjà exprimé dans l’Exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, a rappelé de bien des façons aux fidèles la nécessité d’une nouvelle saison missionnaire pour tout le Peuple de Dieu[320]. À l’aube du troisième millénaire, non seulement tant de peuples ne connaissent pas encore la Bonne Nouvelle, mais tant de chrétiens ont besoin que leur soit ré-annoncée de façon persuasive la Parole de Dieu, de façon à ce qu’ils puissent expérimenter concrètement la force de l’Évangile. Beaucoup de frères sont « baptisés mais pas suffisamment évangélisés »[321]. Souvent des nations, auparavant riches de foi et de vocations, perdent leur propre identité sous l’influence d’une culture sécularisée[322]. L’exigence de la nouvelle évangélisation, ressentie avec tant de force par mon vénérable Prédécesseur, doit être réaffirmée sans peur, dans la certitude de l’efficacité de la Parole divine. L’Église, sûre de la fidélité de son Seigneur, ne se fatigue pas d’annoncer la bonne nouvelle de l’Évangile et invite tous les chrétiens à redécouvrir la beauté de marcher à la suite du Christ. Lien vers le document.

30 Sept 2010 Ibidem

Parole de Dieu et témoignage chrétien

97. Les horizons immenses de la mission ecclésiale, la complexité de la situation présente demandent aujourd’hui des modalités nouvelles pour communiquer de façon efficace la Parole de Dieu. L’Esprit Saint, premier agent de toute évangélisation, ne manquera jamais de guider l’Église du Christ dans cette action. Il est important toutefois que chaque forme d’annonce soit structurée par la relation intrinsèque entre communication de la Parole de Dieu et témoignage chrétien. De cela dépend la crédibilité même de l’annonce. D’une part, la Parole est nécessaire pour communiquer ce que le Seigneur lui-même nous a dit ; d’autre part, il est indispensable de donner crédibilité à cette parole par le témoignage afin qu’elle n’apparaisse pas comme une belle philosophie ou une utopie, mais plutôt comme une réalité que l’on peut vivre et qui fait vivre. Cette réciprocité entre Parole et témoignage rappelle la manière par laquelle Dieu lui-même s’est communiqué dans l’incarnation de son Verbe. La Parole de Dieu rejoint les hommes « à travers la rencontre avec des témoins qui la rendent présente et vivante ».[323] En particulier, les nouvelles générations ont besoin d’être initiées à la Parole de Dieu « à travers la rencontre et le témoignage authentique de l’adulte, l’influence positive des amis et la grande compagnie de la communauté ecclésiale »[324]. Lien vers le document.

30 Sept 2010 Ibidem

Aujourd’hui, l’Église vit sa mission dans l’attente anxieuse de la manifestation eschatologique de l’Époux : « L’Esprit et l’Épouse disent : ‘Viens !’ » (Ap 22, 17). Cette attente n’est jamais passive mais elle est une tension missionnaire dans l’annonce de la Parole de Dieu qui purifie et rachète tout homme : aujourd’hui encore Jésus ressuscité nous dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création » (Mc 16, 15).

La Nouvelle Évangélisation et la nouvelle écoute

122. En conséquence, notre temps doit être toujours davantage le temps d’une nouvelle écoute de la Parole de Dieu et d’une Nouvelle Évangélisation. Redécouvrir le caractère central de la Parole divine dans la vie chrétienne nous fait retrouver aussi le sens le plus profond de ce que le Pape Jean-Paul II a rappelé avec force : continuer la missio ad gentes et entreprendre avec toutes les forces la Nouvelle Évangélisation, surtout dans les pays où l’Évangile a été oublié ou souffre de l’indifférence du plus grand nombre en raison d’un sécularisme diffus. Que l’Esprit Saint éveille chez les hommes la faim et la soif de la Parole de Dieu et suscite de zélés messagers et témoins de l’Évangile ! Lien vers le document.

Ainsi, par la participation coresponsable à la mission de l’Église, le chrétien devient constructeur de la communion, de la paix, de la solidarité que le Christ nous a données et collabore à la réalisation du plan salvifique de Dieu pour toute l’humanité. Les défis à relever appellent les chrétiens à cheminer avec les autres et la mission est une partie intégrante de ce cheminement avec tous. Nous portons en nous, même si c’est dans des vases d’argile, notre vocation chrétienne, le trésor inestimable de l’Évangile, le témoignage vivant de Jésus mort et ressuscité, rencontré et professé dans l’Église. Lien vers le document.

Chers amis, à travers votre oeuvre précieuse d’animation et de coopération missionnaires, vous rappelez au peuple de Dieu «la nécessité pour notre temps d’un engagement décidé dans la missio ad gentes» (Exhort. ap. Verbum Domini, n. 95), pour annoncer la «grande Espérance», «le Dieu qui possède un visage humain et qui nous a aimés jusqu’au bout — chacun individuellement et l’humanité tout entière» (Enc. Spe salvi, n. 31). En effet, de nouveaux problèmes et de nouveaux esclavages apparaissent à notre époque, aussi bien dans le premier monde, qui possède le bien-être et la richesse mais qui est incertain sur son avenir, que dans les pays émergents, où également à cause de la mondialisation souvent caractérisée par le profit, finissent par augmenter le nombre des pauvres, des émigrants, des opprimés, et où s’affaiblit la lumière de l’espérance. L’Église doit renouveler constamment son engagement à apporter le Christ, à prolonger sa mission messianique pour l’avènement du Royaume de Dieu, Royaume de justice, de paix, de liberté, d’amour. Transformer le monde selon le projet de Dieu avec la force rénovatrice de l’Évangile, «afin que Dieu soit tout en tous» (1 Co 15, 28) est la tâche de tout le peuple de Dieu. Il est donc nécessaire de poursuivre avec un enthousiasme renouvelé l’oeuvre d’évangélisation, l’annonce joyeuse du Royaume de Dieu, venu en Christ dans la puissance de l’Esprit Saint, pour conduire les hommes à la vraie liberté des enfants de Dieu contre toute forme d’esclavage. Il est nécessaire de jeter les filets de l’Évangile dans la mer de l’histoire pour mener les hommes vers la terre de Dieu. Lien vers le document.

PRINCIPAUX CHAMPS D’APOSTOLAT

132. Le Seigneur nous a confié une mission particulière et il ne nous a pas laissés dépourvus de moyens pour l’accomplir. Non seulement il a revêtu chacun de dons personnels pour l’édification de son Corps qu’est l’Église, mais il a confié aussi à toute la communauté ecclésiale des dons particuliers pour lui permettre de continuer sa mission. Le don par excellence, c’est l’Esprit Saint. C’est par lui que nous formons un seul corps et « c’est seulement dans la force de l’Esprit Saint que nous pouvons trouver ce qui est droit et le mettre ensuite en pratique ».[182] Des moyens sont nécessaires pour nous permettre d’agir, mais ils demeurent insuffisants si, à travers « nos capacités de penser, de parler, de sentir, d’agir »,[183] ce n’est pas Dieu lui-même qui nous dispose à collaborer à son oeuvre de réconciliation. C’est grâce à l’Esprit Saint que nous devenons vraiment « le sel de la terre » et « la lumière du monde » (Mt 5, 13. 14). Lien vers le document.

19 nov. 2011 Ibidem

A. PORTEURS DU CHRIST « LUMIÈRE DU MONDE »

160. L’oeuvre urgente de l’évangélisation se réalise de manière différente, selon la diversité des situations de chaque pays. « Au sens propre, il y a la mission ad gentes pour ceux qui ne connaissent pas le Christ. Au sens large, on parle d’ “évangélisation” pour ce qui concerne l’aspect ordinaire de la pastorale, et de la “nouvelle évangélisation” pour ceux qui ne suivent plus une conduite chrétienne ».[212] Seule l’évangélisation qui est animée par la force de l’Esprit-Saint, devient la « loi nouvelle de l’Évangile » et porte des fruits spirituels.[213] Le coeur de toute activité évangélisatrice est l’annonce de la personne de Jésus, le Verbe de Dieu incarné (cf. Jn 1, 14), mort et ressuscité, pour toujours présent dans la communauté des fidèles, dans son Église (cf. Mt 28, 20). Il s’agit d’une tâche urgente non seulement pour l’Afrique, mais pour le monde entier, car la mission que le Christ rédempteur a confiée à son Église n’a pas encore atteint sa pleine réalisation. Lien vers le document.

Dieu est connu à travers des hommes et des femmes qui le connaissent: la route vers Lui passe, de manière concrète, à travers celui qui l’a rencontré. Votre rôle de fidèles laïcs est ici particulièrement important. Comme Christifideles laici l’observe, telle est votre vocation spécifique: dans la mission de l’Église, «…une place spéciale revient aux fidèles laïcs, en raison de leur caractère séculier qui les engage, selon des modalités propres et irremplaçables, dans l’animation chrétienne de l’ordre temporel» (n. 36). Vous êtes appelés à offrir un témoignage transparent de l’importance de la question de Dieu dans chaque domaine de la pensée et de l’agir. Dans la famille, dans le travail, ainsi que dans la politique et dans l’économie, l’homme contemporain a besoin de voir avec ses propres yeux et de toucher du doigt comment tout change avec Dieu ou sans Dieu. …..

Chers amis, la mission de l’Église a besoin de l’apport de tous ses membres et de chacun des fidèles laïcs en particulier. Dans les milieux de vie où le Seigneur vous a appelés, soyez des témoins courageux du Dieu de Jésus Christ, en vivant votre baptême. Lien vers le document.

Dans ce cadre de référence, durant le Congrès diocésain de juin dernier, le diocèse de Rome a entrepris un parcours d’approfondissement sur l’initiation chrétienne et sur la joie de faire naître de nouveaux chrétiens à la foi. Annoncer la foi dans le Verbe fait chair est, en effet, le coeur de la mission de l’Église et la communauté ecclésiale tout entière doit redécouvrir avec une ardeur missionnaire renouvelée cette tâche incontournable. Surtout les jeunes générations, qui ressentent le plus le désarroi qu’accentue aussi la crise actuelle, non seulement économique mais aussi des valeurs, ont besoin de reconnaître en Jésus Christ « la clé, le centre et la fin de toute l’histoire humaine » (Conc. Vat. II, Const. Gaudium et spes, 10) Lien vers le document.

6. Affermis dans la foi

Face à la difficulté de la mission d’évangélisation, vous serez parfois tentés de dire comme le prophète Jérémie : « Ah, Seigneur Dieu, vois, je ne sais pas parler : je suis trop jeune ! » Mais à vous aussi, le Seigneur répond toujours : « Ne dis pas ‘je suis jeune’ ! Mais va vers tous ceux à qui je t’enverrai. » (cf. Jr 1, 6-7). À chaque fois que vous vous sentirez inadéquats et pas à la hauteur de la mission d’annoncer et de témoigner la foi, soyez sans crainte. En effet, l’évangélisation n’est pas d’abord notre initiative et elle ne dépend pas d’abord de nos talents, mais elle est une réponse confiante et obéissante à l’appel de Dieu. Par conséquent, elle se fonde avant tout sur sa force et non sur la nôtre. Saint Paul lui-même en a fait l’expérience : « Ce trésor, nous, les Apôtres, nous le portons en nous comme dans des poteries sans valeur; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire ne vient pas de nous, mais de Dieu. » (2 Co 4, 9) Lien vers le document.

18 oct. 2012 Ibidem

C’est pourquoi, je vous exhorte à vous enraciner dans la prière et dans les Sacrements. L’évangélisation authentique naît toujours de la prière et est portée par la prière. Il nous faut d’abord parler avec Dieu pour pouvoir parler de Dieu. Dans la prière, nous présentons au Seigneur les personnes vers qui nous sommes envoyés. Nous le supplions de toucher leurs coeurs. Et nous demandons à l’Esprit Saint de faire de nous les instruments de son salut pour ces personnes. Nous demandons au Christ de mettre sur nos lèvres ses paroles et de faire de nous des témoins de son amour. Et, plus largement, nous confions au Seigneur toute la mission de l’Église, selon le commandement explicite de Jésus : « Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson. » (Mt 9, 38). Sachez trouver dans l’Eucharistie, la source de votre vie de foi et de votre témoignage chrétien, en participant assidument à la messe du dimanche et autant que vous pouvez aux messes célébrées en semaine ! Recourez souvent au sacrement de réconciliation : c’est le lieu de la rencontre précieuse avec la miséricorde de Dieu qui nous accueille, nous pardonne et renouvelle nos coeurs dans la charité. Et n’hésitez pas à recevoir le sacrement de confirmation, si vous ne l’avez pas encore reçu, vous y préparant avec soin et engagement ! Avec l’Eucharistie, c’est le sacrement par excellence de la mission, celui qui nous donne la force et l’amour de l’Esprit Saint pour professer sans crainte notre foi. Je vous encourage aussi à pratiquer l’adoration eucharistique : se recueillir dans l’écoute et le dialogue avec Jésus avec présent dans le Saint Sacrement devient le point de départ d’un nouvel élan missionnaireLien vers le document.

18 oct. 2012 Ibidem

7. Avec toute l’Église Chers jeunes, pour rester fermes dans la confession de la foi chrétienne là où vous êtes envoyés, vous avez besoin de l’Église. On n’est pas témoin de l’Évangile tout seul. Jésus a envoyé les disciples en mission ensemble. Son exhortation « Faites des disciples » est au pluriel. C’est toujours comme membres de la communauté chrétienne que nous témoignons. Et notre mission est fécondée par la communion que nous vivons dans l’Église : c’est à l’amour que nous avons les uns pour les autres, que l’on reconnaîtra que nous sommes disciples de Jésus (cf. Jn 13, 35). Je loue Dieu pour la précieuse oeuvre d’évangélisation de nos communautés chrétiennes, de nos paroisses et de nos mouvements ecclésiaux. Les fruits de cette mission appartiennent à toute l’Église : « l’un sème, l’autre moissonne » disait Jésus (Jn 4, 38). Lien vers le document.

Jésus envoie son Église non à un groupe, mais à la totalité du genre humain pour le rassembler, dans la foi, en un unique peuple afin de le sauver, comme l’exprime bien le Concile Vatican II dans la Constitution dogmatique Lumen gentium : « À faire partie du peuple de Dieu, tous les hommes sont appelés. C’est pourquoi ce peuple, demeurant un et unique, est destiné à se dilater aux dimensions de l’univers entier et à toute la suite des siècles pour que s’accomplisse ce que s’est proposé la volonté de Dieu » (n. 13). L’universalité de l’Église puise donc à l’universalité de l’unique dessein divin de salut du monde. Ce caractère universel émerge avec clarté le jour de la Pentecôte, quand l’Esprit Saint remplit de sa présence la première communauté chrétienne, pour que l’Évangile s’étende à toutes les nations et fasse grandir dans tous les peuples l’unique Peuple de Dieu. Ainsi, l’Église, depuis ses origines, est orientée kat’holon, elle embrasse tout l’univers. Les Apôtres rendent témoignage au Christ en s’adressant à des hommes provenant de toute la terre et chacun les comprend comme s’ils parlaient dans sa langue maternelle (cf. Ac 2, 7-8). Depuis ce jour, l’Église avec la « force de l’Esprit Saint », selon la promesse de Jésus, annonce le Seigneur mort et ressuscité « à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). La mission universelle de l’Église, par conséquent, ne part pas d’en bas, mais descend d’en haut, de l’Esprit Saint, et depuis son premier instant, elle tend à s’exprimer dans toutes les cultures pour former ainsi l’unique Peuple de Dieu. Elle n’est pas tant une communauté locale qui s’élargit et se répand lentement, mais elle est comme un levain qui tend à l’universel, à la totalité, et qui porte en lui-même l’universalité. « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création » (Mc 16, 15) ; « de toutes les nations faites des disciples » (Mt 28, 19) dit le Seigneur. Par ces paroles Jésus envoie les Apôtres à toute la création, pour que l’action salvifique de Dieu parvienne partout. Lien vers le document.

31 déc. 2012

RENCONTRE DU PAPE BENOÎT XVI AVEC LES PRÊTRES DU DIOCÈSE D’ALBANO

Salle des Suisses du Palais pontifical de Castelgandolfo

L’Église, qui a reçu de son Seigneur la mission d’évangéliser, sait bien que l’Évangile est destiné à tous les hommes, en particulier aux nouvelles générations, pour étancher cette soif de vérité que chacun porte dans son coeur et qui est souvent cachée par les nombreuses choses qui occupent la vie. Cet engagement apostolique est d’autant plus nécessaire que la foi risque de s’obscurcir dans des contextes culturels qui font obstacle à son enracinement personnel et à sa présence sociale. Rome aussi est une ville où la foi chrétienne doit être annoncée toujours à nouveau et témoignée de manière crédible. D’une part, le nombre croissant de croyants d’autres religions, la difficulté des communautés paroissiales à s’approcher des jeunes, la diffusion de styles de vie à l’enseigne de l’individualisme et du relativisme éthique et, d’autre part, la recherche chez de nombreuses personnes d’un sens à sa propre existence et d’une espérance qui ne déçoit pas, ne peuvent pas nous laisser indifférents. Comme l’apôtre Paul (cf. Rm 1, 14-15), chaque fidèle de cette ville doit se sentir le débiteur de l’Évangile envers les autres habitants! Lien vers le document.

31 déc. 2012 Ibidem

Une autre expérience est constituée par les groupes de prière, dans lesquels ils apprennent à écouter la Parole de Dieu, à apprendre la Parole de Dieu précisément dans leur contexte de jeunes, à entrer en contact avec Dieu. Cela veut dire également apprendre la forme commune de la prière, la Liturgie, qui sans doute dans un premier temps leur apparaît assez inaccessible. Ils apprennent qu’il existe la Parole de Dieu qui nous cherche, en dépit de la distance des temps, qui nous parle aujourd’hui. Nous portons le fruit de la terre et de notre travail au Seigneur et nous le trouvons transformé en don de Dieu. Nous parlons en tant que fils au Père, et nous recevons ensuite le don de Lui-même. Nous recevons la mission d’aller dans le monde avec le don de sa Présence. Lien vers le document.