Dialogue avec l’Islam           +570

Voici comment les fidèles de l’Islam définissent et voient leur religion. Le prophète Mahomet a reçu de l’ange Gabriel le Coran qui est l’expression de la volonté de Dieu. C’est le livre sacré par excellence. Ceux qui vivent selon le Coran et qui respectent ce qui y est écrit sont les vrais serviteurs de Dieu.

Bible et Coran: Plusieurs personnages sont communs à la Bible et au Coran. Par exemple, 21 des 25 prophètes cités nominalement dans le Coran sont des personnages bibliques. Abraham est nommé comme l’ami de Dieu. Jésus est aussi un prophète, mais un prophète comme les autres. Mahomet est le plus grand et le dernier des prophètes. Quand certains points concernant ces personnages biblico-coraniques divergent d’une tradition à l’autre, les musulmans disent que les Juifs et les Chrétiens ont altéré les textes primitifs. Marie (Myriam) est la seule femme nommée dans le Coran. Elle a donné naissance à Jésus et cette naissance a été virginale. Certaines choses concernant Marie, comme la présentation de Marie au temple, se trouvent dans le Coran mais ne sont pas dans la Bible.

Révélation: Dans la Bible, Dieu se fait connaître et fait connaître sa volonté aux humains. Dans le Coran Dieu ne fait que faire connaître sa volonté sans révéler qui Il est. La Bible a été écrite par des auteurs inspirés par Dieu (Saint-Esprit). Le Coran aurait été dicté à Mahomet par l’ange Gabriel. Ces différentes façons de voir leur livre sacré respectif doivent être reconnues afin de faciliter le dialogue.

Les chrétiens, au moins les catholiques et aussi bien d’autres, reconnaissent aussi la valeur de la tradition comme une sorte de révélation faite aux humains. Certains dogmes chrétiens, par exemple,  ne sont pas exprimés clairement dans la Bible.

Pour une raison plutôt différente, les musulmans ont aussi une sorte de tradition. Il s’agit des hadiths, un recueil des paroles et des actes de Mahomet. Le Coran ne traite pas de tous les sujets. On se réfère donc aux hadiths pour trouver comment le prophète aurait agi ou ce qu’il aurait dit dans des situations particulières. Le Coran, les hadiths et une unanimité, plus ou moins grande, des musulmans, principalement des théologiens sont à la base de la jurisprudence islamique.

Divisions à l’intérieur de l’Islam: Avant sa mort, Mahomet n’a pas donné de directive au sujet de sa succession. Il n’a pas fait comme Jésus qui s’était choisi des apôtres et en avait désigné un comme leur chef. Après la disparition du prophète, il y a eu de nombreuses querelles entre ses partisans et on a eu des groupes différents qui forment toute une mosaïque d’adeptes aux teintes variées. Les groupes les plus connus sont les Sunnites et les Chiites. Ces deux groupes sont souvent en guerre de religion comme les catholiques et les protestants l’ont été en France au XVIème siècle. Il y a de nombreux sous-groupes se rattachant à l’un ou l’autre des deux groupes principaux ou ne se rattachant à aucun des deux.

Le soufisme: L’Islam est une religion légaliste. Le bon musulman fait ce qui est écrit dans le Coran. Le chrétien cherche à devenir intime avec Dieu. Le Christ, Dieu incarné nous facilite cette façon mystique de vivre la religion. Certains musulmans, eux aussi,  cherchent l’ascétisme et le mysticisme. Ils se réunissent, ils prient et méditent. Ils se consacrent à la religion et au service de Dieu; d’une certaine façon on pourrait dire qu’ils se font contemplatifs. Les soufis se retrouvent dans différentes branches de l’Islam, ils peuvent être sunnites ou chiites ou autres. Bien que la plupart soient mariés, on les compare souvent aux moines et moniales chrétiens.

La charia: C’est la loi islamique, la façon d’agir selon l’Islam. Ce mot fait peur quand il est utilisé par des extrémistes. Il peut aussi vouloir dire la possibilité de faire des prières et de vivre en s’affichant simplement comme musulman.

Le djihad: C’est le combat selon la voie d’Allah. Ce peut être le combat livré contre ses mauvais penchants mais aussi le combat contre les incroyants, le prosélytisme islamique même jusqu’à aller à la guerre sainte. (C’est l’équivalent islamique de ce que furent chez les chrétiens l’inquisition et les croisades.) Cette phrase entre parenthèses sera choquante pour bien des chrétiens. C’est cependant la façon de voir de bien des musulmans.

Le prosélytisme: Certaines religions sont militantes et cherchent à faire des adeptes; c’est le cas de l’Islam et de la Chrétienté. D’autres, comme l’Hindouisme ou même le Judaïsme, veulent préserver la religion de leurs adeptes mais cherchent beaucoup moins à se recruter ailleurs. L’Évangile de Matthieu se termine par ces mots: «De toutes les nations faites mes disciples.»   Bien entendu, certains textes du Coran sont plus violents. Voici la sourate 9, verset 5 du Coran: «Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs (Chrétiens) où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salat (prière rituelle) et acquittent la Zakat (impôt rituel), alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.» On pourrait citer bien d’autres passages coraniques qui vont dans le même sens. C’est un problème et nous devons nous y attaquer pour trouver une façon d’agir.

Un grand nombre, un très grand nombre de musulmans interprètent ce verset et ceux qui lui ressemblent en leur donnant un sens pour aujourd’hui. Ils donnent un sens symbolique à un texte qui, bien que divin dans leur compréhension, a été écrit à une autre époque et dans un autre contexte.

Dans notre histoire, l’inquisition et les croisades ne s’accordent pas beaucoup aux versets de l’Évangile. Ce fut pour les chrétiens une période de péché. Nous devons nous en repentir. Dieu merci, nous avons maintenant une vision des choses plus proche de l’Évangile bien qu’il y ait encore beaucoup de progrès à faire. Ce n’est pas une raison pour laisser les autres agir comme nos ancêtres ont agi. Il ne faut pas nous faire porter les fautes des générations précédentes. Il ne faudrait pas non plus faire porter par tous les musulmans les actes insensés d’un petit groupe d’entre eux. Remarquons aussi que ces guerres dites de l’Islam ont fait bien plus de victimes musulmanes que de victimes chrétiennes. Nous avons aussi eu nos guerres de religion à l’interne.

Ce n’est cependant pas le point le plus important. Nous avons aussi voulu avoir des cimetières séparés selon nos religions. On a mis des restrictions sur qui pouvait ou ne pouvait pas jouer avec nos enfants parce qu’ils étaient … Permettons-leur d’être qui ils sont. Donnons-leur la chance de vivre sans se sentir persécutés ou quasi-persécutés. Plutôt que de combattre l’érection de mosquées, utilisons davantage nos églises.

Ce n’est certainement pas en alimentant une guerre sainte, si sainte qu’elle pourrait être, que nous résoudrons le problème. Le Christ nous a donné comme consigne l’amour et ce n’est que par l’amour que nous trouverons un moyen de passer au travers de cette situation difficile dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Le dialogue est le seul chemin qui mène à la paix. Il y a eu de nombreuses injustices, des carnages et bien d’autres choses du genre. Que pouvons-nous faire? Premièrement contempler les derniers mots de la citation coranique: «car Allah est Pardonneur et Miséricordieux».

Ensuite, cherchons les points de rencontre et l’Esprit de Dieu agira sur les cœurs. Voici une petite parabole: Un jeune homme n’avait aucun intérêt pour la musique classique mais un jour il rencontra une jeune fille qu’il trouvait merveilleuse mais qui aimait beaucoup la musique classique. On a fini par les voir ensemble assister à un concert de musique classique. Si nous cherchons la paix, nous intéresserons nos voisins, à la paix.

La troisième sourate du Coran, qui a comme titre « La famille d’Imran» est une merveille. Imran est celui que les chrétiens  appellent Joachim, le père de Marie. Plusieurs versets disent des choses merveilleuses au sujet de la vierge Marie, qu’ils nomment Miriam.  La sourate 19, intitulée « Marie» traite aussi de sujets semblables.

Cette sourate comme beaucoup d’autres du Coran est un peu difficiles à lire.  Il y a la difficulté de la traduction de l’arabe et aussi le style qui nous semble un peu décousu. Il faut lire et savourer les versets un à un ou par petites tranches de texte.

Je cite les versets 45 à 47  de la sourate 3:

Les anges dirent : «Ô Marie! Dieu t’annonce la bonne nouvelle d’un verbe émanant de lui : son nom est : Le Messie, Jésus, fils de Marie; illustre en ce monde et dans la vie future; il est au nombre de ceux qui sont proches de Dieu.  Dès le berceau, il parlera aux hommes comme un vieillard (avec sagesse) il sera au nombre des justes.»

Elle dit : «Mon Seigneur! Comment aurais-je un fils? Nul homme ne m’a jamais touchée. »

Il dit : «Dieu crée ainsi ce qu’il veut : Lorsqu’il a décrété une chose, il lui dit : «Sois! » … et elle est.»

Il est facile de faire le rapprochement avec l’Évangile de Luc. Bien sûr, il y a dans le Coran des passages qui semblent moins évangéliques que ce qui vient d’être cité. C’est pourquoi, le dialogue est nécessaire. Si on commence par trouver des points de convergence pour débuter notre dialogue, on pourra ensuite aborder les divergences avec plus de facilité et de charité.

Autres points de rapprochement:

En voici des exemples

Comparons ce texte de Matthieu et cet autre texte d’un hadith

Évangile selon saint Matthieu 25,41-46.

‘Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité. ‘Alors ils répondront, eux aussi : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ? ‘Il leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait. ‘Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible –

Hadith Qudsi 18

«Ô fils d’Adam, je suis tombé malade et vous ne m’avez pas visité». Il dira : «Seigneur et comment devrais-je vous rendre visite quand vous êtes le Seigneur des mondes ?» Il dira : «Vous ne savez pas que mon serviteur untel est tombé malade et que vous ne l’avez pas visité ? Ne saviez-vous pas que si vous lui aviez rendu visite vous m’auriez trouvé avec lui ? O fils d’Adam, je vous ai demandé de la nourriture et vous ne m’avez pas nourri.» Il dira : «Seigneur et comment dois-je vous nourrir quand vous êtes le Seigneur des mondes ?» Il dira : «Vous ne savez pas que mon serviteur Untel vous a demandé de la nourriture et vous ne l’avez pas nourri? Ne saviez-vous pas que si vous l’aviez nourri vous auriez sûrement trouvé la nourriture chez moi ? O fils d’Adam, je vous ai demandé de me donner à boire et vous ne m’avez pas donné à bore.» Il dira :«Seigneur, comment dois-je vous donner à boire lorsque tu es le Seigneur des mondes ?» Il dira: «Mon serviteur Untel vous a demandé de lui donner à boire et vous ne lui avez pas donné à boire. Si vous lui aviez donné à boire vous auriez sûrement trouvé la boisson avec moi »

Le rapprochement entre ces deux textes est évident. Il y a bien des versets du Coran qui peuvent avoir eu des origines bibliques. C’est de là qu’il faut partir pour dialoguer avec nos frères et sœurs de l’Islam.

Exemple de simple dialogue qui rapproche (Barque de Pierre avril 2016)

«J’étais de retour de mission. Une fois par semaine, j’apportais la communion dans un foyer de personnes âgées. Après la petite cérémonie au salon du foyer, je parlais avec ces personnes d’une façon informelle. Il y avait aussi des préposées et des bénévoles présentes à l’occasion. Le voile que portait l’une d’elles suffisait à identifier sa foi. Elle m’avait parlé quelques fois lors de précédentes visites et était toujours très respectueuse pendant ma visite hebdomadaire.

Un jour après ma petite cérémonie, je citai une phrase et demandai aux gens où je l’avais trouvée. La phrase était :«Personne ne peut dormir en paix si son voisin a faim.» On m’a répondu que ça devait venir de la Bible. J’ai répondu que bien entendu ce qui était dit était en accord avec la Bible mais que ce n’était pas là que j’avais pris cette phrase particulière. C’est alors que la bénévole voilée répondit avec fierté que ça venait du Coran.

J’étais fier de pouvoir dire que de se concentrer sur ce qui nous unissait était bien plus important que de se battre au sujet des choses où nous différions. Ensemble soyons charitables.»

Le pape François a écrit dans son encyclique Evangelii Gaudium:  251 – 252

«Dans ce dialogue, toujours aimable et cordial, on ne doit jamais négliger le lien essentiel entre dialogue et annonce, qui porte l’Église à maintenir et à intensifier les relations avec les non chrétiens. Un syncrétisme conciliateur serait au fond un totalitarisme de ceux qui prétendent pouvoir concilier en faisant abstraction des valeurs qui les transcendent et dont ils ne sont pas les propriétaires. La véritable ouverture implique de se maintenir ferme sur ses propres convictions les plus profondes, avec une identité claire et joyeuse, mais « ouvert à celles de l’autre pour les comprendre » et en « sachant bien que le dialogue peut être une source d’enrichissement pour chacun ». Une ouverture diplomatique qui dit oui à tout pour éviter les problèmes ne sert à rien, parce qu’elle serait une manière de tromper l’autre et de nier le bien qu’on a reçu comme un don à partager généreusement. L’Évangélisation et le dialogue inter-religieux, loin de s’opposer, se soutiennent et s’alimentent réciproquement.

La relation avec les croyants de l’Islam acquiert à notre époque une grande importance. Ils sont aujourd’hui particulièrement présents en de nombreux pays de tradition chrétienne, où ils peuvent célébrer librement leur culte et vivre intégrés dans la société. Il ne faut jamais oublier qu’ils « professent avoir la foi d’Abraham, adorent avec nous le Dieu unique, miséricordieux, futur juge des hommes au dernier jour ». Les écrits sacrés de l’Islam gardent une partie des enseignements chrétiens ; Jésus Christ et Marie sont objet de profonde vénération ; et il est admirable de voir que des jeunes et des anciens, des hommes et des femmes de l’Islam sont capables de consacrer du temps chaque jour à la prière, et de participer fidèlement à leurs rites religieux. En même temps, beaucoup d’entre eux ont la profonde conviction que leur vie, dans sa totalité, vient de Dieu et est pour lui. Ils reconnaissent aussi la nécessité de répondre à Dieu par un engagement éthique et d’agir avec miséricorde envers les plus pauvres.»

Nos frères chrétiens d’Orient, et d’ailleurs aussi, ont beaucoup souffert aux mains de certains extrémistes musulmans. Il leur est difficile d’oublier ce qu’ils ont souffert. Ils ont souvent des blessures qui ne sont pas encore guéries ou des cicatrices indélébiles. Nous devons les comprendre, sympathiser avec eux et les aider à faire un pas de plus en pardonnant. L’ultime stage du pardon est de donner ou de redonner notre confiance à celui qui nous a offensés. Le père du fils prodigue n’a pas accepté de le traiter comme un serviteur, il a dit à son fils ainé: «Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !»

Le bienheureux Henri Vergès a vécu parmi les musulmans en Algérie. Il fut tué par un fanatique alors qu’il travaillait dans une bibliothèque pour jeunes. Selon les règlements du pays où il travaillait, il refusait de prêter ou de donner une Bible à tout musulman qui lui en demandait une. Il répétait souvent :  » Le cinquième évangile que tout le monde peut lire, c’est celui de notre vie ».  C’était sa façon de prêcher l’évangile. Les témoignages de musulmans recueillis après sa mort tragique prouvent que ces gens avaient très bien lu le seul évangile qu’il prêchait.

AymenDerbali, le héros musulman de la mosquée de Québec ne sait pas trop quoi penser de la demande de pardon formulée par Alexandre Bissonnette en cour. Il dit avoir besoin de temps pour y réfléchir. «Lorsque je serai convaincu qu’il regrette vraiment, là je pourrai (pardonner). Je n’ai pas de rancœur», mentionne celui qui s’est tenu debout pour faire face au meurtrier. Avec un peu de temps, les victimes chrétiennes de différents massacres devraient aussi pouvoir pardonner aux bourreaux.

Le 1er décembre 1916, le bienheureux Charles de Foucauld est assassiné à la porte de son ermitage. Il vivait chez les musulmans en Algérie. Les bienheureux moines de Tibhirine et les autres martyrs d’Algérie, tués entre1994 et 1996(19 en tout) ont beaucoup contribué au dialogue interreligieux. Ce ne fut pas un dialogue théologique mais un dialogue de présence et de vie.

Si nous regardons les 5 piliers de l’Islam, ce que les musulmans considèrent comme l’essentiel de leur foi, nous verrons qu’il y a là de nombreux points où collaboration et dialogue sont possibles.

La foi en un seul Dieu, premier pilier de l’Islam est un point sur lequel nous nous entendons très bien. Ici, il est important de ne pas commencer par faire une discussion sur la Trinité. Pour en arriver là, il faut que la partie chrétienne comprenne bien la façon musulmane de définir et connaître l’unicité de Dieu. Quant aux musulmans, ils doivent aborder la trinité après avoir réalisé que ce mystère chrétien ne cherche pas à  diminuer le dogme de cette unicité.

La prière rituelle, second pilier, est une chose que chrétiens et musulmans respectent et la façon différente de l’accomplir ne pose aucun problème.

Le jeûne du Ramadan, troisième pilier, n’a pas à créer de tension entre les adeptes de nos deux religions. Le jeûne fait partie de l’ascétisme de pratiquement toutes les religions. La façon particulière qu’ont les musulmans de le pratiquer ne devrait pas nous détourner de considérer le sens religieux qu’ils lui donnent,

L’aumône aux pauvres, quatrième pilier, est certainement le point sur lequel il y a le plus de possibilités de collaboration et de dialogue. L’altruisme envers les plus démunis est un devoir commun aux chrétiens et aux musulmans. Ce peut être le commencement d’un dialogue fructueux qui pourra plus tard dépasser ce point de jonction et aller plus profondément dans la compréhension de la foi l’un de l’autre.

Le pèlerinage à La Mecque, cinquième pilier, est un sujet où il semble que le  dialogue ne soit pas si évident. Les chrétiens aussi font des pèlerinages. Un petit exemple un peu fou : Pourquoi un bon chrétien n’irait pas tondre le gazon de son voisin musulman parti en pèlerinage à La Mecque?

Conclusion

Aujourd’hui dans notre pays, nous vivons de plus en plus avec des frères et sœurs d l’Islam. Ce sont souvent des immigrants de première ou deuxième génération et même des réfugiés. Ils ont souvent quitté leur pays pour chercher quelque chose de meilleur pour leurs enfants.

Nous sommes chrétiens, y a-t-il une autre façon d’être chrétien que de les accueillir avec amour et de leur faire une place agréable au milieu de nous ?

Symboles de l’Islam

Bien que le croissant et l’étoile à 5 branches soient reconnus comme symboles de l’Islam, ils sont antérieurs à l’Islam  puisqu’il s’agit à l’origine du symbole de la province romaine d’Illyrie (qui correspond à peu près à l’Ouest de la Croatie, de la Slovénie, de la Bosnie-Herzégovine, du Monténégro, de l’Albanie et du Kosovo actuels), puis de l’Empire byzantin et repris à sa chute par l’Empire ottoman.

Le croissant, phase de la lune, est la mesure rituelle du temps. L’étoile à 5 branches symbolise les 5 piliers de l’islam. La couleur verte est considérée comme la couleur de l’Islam, c’est la couleur du manteau de Mahomet qui représente