Dialogue avec le sikhisme  

 

Cette religion a été fondée au Pendjab, région de l’Indes par le gourou Nanak Dev Ji et ses neuf successeurs. Cette fondation date du 15ème siècle. Cette religion est monothéiste, ses adeptes adorent le Dieu unique créateur de l’Univers. La religion est considérée par ses fidèles comme une initiative originale de Dieu bien que certains aspects semblent être d’inspiration hindoue, bouddhiste et islamique.

Dogme fondamental:

Il n’existe qu’un seul Dieu. Il est créateur de l’univers. Son nom est vérité. Il ne connait ni la peur ni la haine. Il n’a pas eu de commencement et n’aura pas de fin. Il existe par lui-même.( «Mon nom est : Je suis qui je serai.»  exode 3, 14)

Principales pratiques religieuses

La prière est importante pour les sikhs. Ils prient avant de commencer un travail. Pendant leurs rencontres cultuelles, ils lisent des textes sacrés, ils chantent des hymnes et font des prières et des méditations. Ils ont aussi quelques cérémonies particulières pour célébrer des étapes de la vie: le don d’un nom au bébé, la puberté qui est comme la prise de responsabilités religieuses (la personne boit un liquide sucré qui a été brassée avec une dague), le mariage et les funérailles. L’incinération est la pratique normale.

Les Écritures saintes des sikhs sont l’Adi Granth aussi connu sous le nom de Sri Guru Granth Sahib. Ce sont les écrits du fondateur, de ses successeurs et de quelques textes d’inspiration hindoue, bouddhiste ou islamique. Le canon final a été établi en 1706.

La langue sacrée est le Punjabi. Les parents s’assurent de l’enseigner à leurs enfants afin qu’ils puissent lire et comprendre les textes sacrés. Ce n’est cependant pas une langue purement liturgique comme l’était le latin dans l’Église catholique. Elle est parlée couramment par les gens. Où qu’ils soient dans le monde les sikhs gardent un profond attachement à l’Indes, particulièrement au Pendjab. Ils ont un profond sens identitaire et certains souhaiteraient même que leur province, le Pendjab se sépare de l’Indes.

La caractéristique le plus frappante des sikhs est le fait qu’ils refusent de se couper les cheveux ou la barbe ou toute autre pilosité corporelle. Ceci explique la nécessité pour les hommes de porter ce turban qui les rend facilement reconnaissables. Pour ce qui est du reste de leur habillement, leur seule consigne est que ce soit modeste. Cependant, ils doivent avoir les cinq K qui sont signes de leur appartenance: Keshi (poils et cheveux qui ne doivent pas être coupés), Kirpan (petit sabre ou couteau, symbole du courage nécessaire pour se battre pour le bien), Kangha (peigne très nécessaire avec des cheveux très longs), Kara (bracelet en acier porté au bras droit qui rappelle que l’on doit éviter toute mauvaise action), kachcha (sous-vêtement spécial pour tous les initiés).

Vie, mort et réincarnation.

Comme les hindous et  les bouddhistes, les sikhs croient en l’immortalité de l’âme et en une série de réincarnations et finalement en une délivrance éventuelle.

Possibilités de dialogue

Les sikhs ont habituellement un grand sens civique. Ils vont s’impliquer dans des clubs de services, vont s’inscrire à un parti politique, deviendront mécènes quand ils en auront le moyen. Cette générosité pour le service est certainement un bon point pour un chrétien qui veut entrer en dialogue avec un membre de la religion sikh.

Symboles du sikhisme

 Dans le symbole l’épée de gauche représente la vérité et l’épée de droite représente la volonté de se battre pour ce qui est juste- le Dharma (la religion). Le cercle au milieu signifie qu’il n’y a qu’un seul Dieu, qui ne commence et ne finit jamais.