Dialogue avec la spiritualité amérindienne

La spiritualité amérindienne est toute proche de la nature. C’est Dieu qui  est révélé au travers sa création observée de très près par des gens qui en vivent et qui l’interprètent selon des réflexions simples qui provoquent un grand respect.

Bien que chaque groupe d’amérindiens ait des particularités qui ne nous permettent pas toujours de faire des généralités, il y a un certain nombre de points qui sont communs à pratiquement toutes les nations amérindiennes.

On respecte beaucoup  le Grand Être et son don à l’humanité, la terre-mère. On rend donc un culte au créateur et à la nature. Pour eux l’écologie est une partie de la religion. Il faut utiliser avec sagesse et modération tout ce que cette terre-mère met à notre disposition. Il ne faut rien gaspiller.

La lettre encyclique du pape François «Laudato si» sur la sauvegarde de la maison commune concorde parfaitement avec la religion de nos frères et sœurs  autochtones.

«Quand on parle d’environnement, on désigne en particulier une relation, celle qui existe entre la nature et la société qui l’habite. Cela nous empêche de concevoir la nature comme séparée de nous ou comme un simple cadre de notre vie.»Laudato si, 139

C’est aussi dans la nature que les amérindiens vont chercher leur inspiration.  Les animaux sont tous représentatifs de l’une ou l’autre des qualités ou des attitudes qui existent aussi parmi les humains.

Les totems sont des animaux qui deviennent comme un surnom représentatif de ce qu’est un individu. Ce totem est attribué soit lors d’une vision ou une décision du clan ou de différentes autres façons mais c’est pour l’individu un symbole et une inspiration. De la même façon des noms totémiques peuvent être attribués à une collectivité comme un village ou une tribu.

Rites

La loge de sudation ressemble à ce que nous appelons un sauna. On y produit une grande chaleur avec de la vapeur et les gens y suent beaucoup afin de rechercher un bienfait physique, psychologique ou moral. Cependant l’intention est beaucoup plus spirituelle que ce que nous trouvons habituellement dans les saunas ordinaires.

La  cérémonie d’herbes (encens) consiste à produire une fumée en brûlant des herbes aromatiques. Cette fumée est dirigée vers les gens et agit sur eux comme une bénédiction. On peut rapprocher ce rite de l’usage de l’encens dans des cérémonies chrétiennes.

 Danses – Tambours – Calumet de paix et usage du tabac font aussi partie de différents rites pratiqués par différentes communautés amérindiennes,

Chaman

Le chaman joue un rôle important dans la spiritualité amérindienne, il est la personne qui sait, il n’est pas un sorcier. Bien qu’il n’y ait pas de hiérarchie religieuse officielle chez les amérindiens, le chaman qui a toujours été formé par un autre chaman joue le rôle de sage,  de guérisseur,  de transmetteur de connaissance, d’interprète  des rêves et des signes. On le nomme homme-médecine et on a aussi des femmes-médecine mais en moins grand nombre que les hommes. Comme les ancêtres et les anciens, le chaman est très respecté dans une communauté amérindienne.

Cercle

Le cercle est très utilisé dans la symbolique amérindienne. Parfois on l’utilise comme une rose des vents indiquant les points cardinaux. On le divise en quatre partie qui représentent minéraux, végétaux, animaux et humains.

Dialogue avec la spiritualité des amérindiens

La spiritualité amérindienne est toute pleine de  prières d’admiration devant la création, de respect de l’écologie et de recherche dans la nature de signes pour trouver ce qui est bien.

Quand un amérindien décide de s’approcher du christianisme ou même de l’embrasser, il n’a pas à rejeter quoi que ce soit de sa spiritualité traditionnelle, il n’a qu’à réaliser que l’Évangile ne vient que compléter sa vision des choses.

Un symbole de la spiritualité amérindienne

Le capteur de rêves est un instrument tissé un peu comme une toile  d’araignée qui a pour fonction de capter les mauvais rêves, comme les toiles d’araignée captent les mouches. Il est parfois utilisé comme  symbole de la religion amérindienne.

« Le dialogue est une œuvre sans cesse à reprendre : lui seul nous permet de désarmer le fanatisme, en nous et chez l’autre. C’est par lui que nous sommes appelés à exprimer notre foi en l’amour de Dieu qui aura le dernier mot sur toutes les puissances de division et de mort. » Bienheureux Pierre Claverie