Dominicaines missionnaires adoratrices (o.p.)

Fondation jusqu’à aujourd’hui

Institut religieux fondé à Québec, le 30 avril 1945, par Mère Julienne du Rosaire (Julienne Dallaire). Il a été reconnu canoniquement le 7 octobre 1948 et agrégé à l’Ordre des Prêcheurs en 1952. La congrégation s’est ensuite étendue en Alberta, au Pérou et en Haïti.

Mission globale
La mission des Dominicaines missionnaires adoratrices s’accomplit à la suite de saint Dominique en qui l’action apostolique jaillit de la surabondance de la contemplation. Elle consiste à transmettre l’Évangile, selon les besoins de l’Église et du monde. Elle comporte l’éducation de la foi, la formation et l’animation eucharistiques sous différentes formes : catéchèse, prédication, enseignement, animation de groupes de jeunes ou d’adultes, etc., ainsi que l’initiation à la prière et à l’adoration. Elle se réalise aussi à travers des oeuvres de charité qui favorisent la promotion humaine et sociale.

Spiritualité et charisme

Les Dominicaines missionnaires adoratrices sont spécialement consacrées au Coeur Eucharistique de Jésus et à sa mission de donner au Père des adorateurs en esprit en en vérité. Elles se nourrissent de la Parole de Dieu pour en vivre et pour l’annoncer à tous les chercheurs de Dieu. Les religieuses de la communauté sont à la fois contemplatives et apostoliques. Tout en entraînant les autres, elles s’entraînent elles-mêmes à faire de leur vie « une messe », joignant leur quotidien à l’offrande incessante de Jésus à l’autel. Elles sont appelées à vivre de la vie de Jésus et à travailler avec lui pour donner au Père les adorateurs en esprit et en vérité qu’Il cherche (cf. Jn 4, 23). Elles annoncent le message d’amour eucharistique en s’insérant dans n’importe quelle oeuvre, mais en privilégiant l’éducation eucharistique sous toutes ses formes, tels le partage de la spiritualité de la communauté à des groupes ou personnes seules; l’enseignement et les partages sur la Parole de Dieu et l’Eucharistie; les entretiens sur l’adoration et l’animation de temps d’adoration; l’accueil pour des temps de retraite; la pastorale, spécialement auprès des jeunes et des familles; des projets pour les jeunes en cheminement; la prédication de retraites; l’accompagnement spirituel; la mission ad gentes; l’évangélisation par les arts : chants liturgiques, poésies, iconographie.

Mission ad gentes

Quatre religieuses québécoises, Dominicaines missionnaires adoratrices, poursuivent actuellement un apostolat missionnaire précisément au Pérou, en Amérique du sud.

En savoir plus...

En 1945, la petite communauté s’installe d’abord au deuxième étage d’une maison à Beauport au Québec avant de l’occuper en entier. Les premières professions religieuses se font la même journée de la reconnaissance canonique, soit le 7 octobre 1948, dont celle de Julienne du Rosaire.

En 1950, un grand couvent qui portera le nom de « Cénacle du Coeur eucharistique des Soeurs dominicaines missionnaires adoratrices » fut construit à Beauport et devient la maison mère de l’institut. Par la suite, Mère Julienne du Rosaire envoie de ses religieuses en mission en Alberta (1955), au Pérou (1962) et en Haïti (1967).

Aujourd’hui, la congrégation est toujours présente et active à Québec, ainsi qu’au Pérou dans les localités de Comas et de Chaclacayo. Depuis 1978, des groupes de laïcs et de prêtres partagent la spiritualité et la mission des Dominicaines missionnaires Adoratrices.

Mère Julienne du Rosaire est décédée le 6 janvier 1995 après cinquante années de vie religieuse. La clôture du procès diocésain pour sa cause de béatification et de canonisation a été célébrée le 10 février 2010 dans la Basilique-Cathédrale de Québec. Les documents furent scellés avant d’être acheminés, à Rome, à la Congrégation pour les causes des saints où ils doivent être analysés.